16.01.2012

"Aimons la France" Naissance d'une campagne...

Nous sommes aujourd’hui en ordre de marche, prêts à lancer toutes nos forces dans le débat public. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout pour faire entendre nos messages.
Nous avons voulu nous doter des meilleurs outils pour cela :
Nous avons constitué une équipe, tout d’abord, efficace et motivée pour affronter les trois prochains mois. Il fallait faire place a la fois à l’expérience et à l’enthousiasme. Trois anciens ministres ont rejoint cette équipe, ainsi que des personnes d’expérience de la société civile, capables d’apporter leur regard et leur exigence. Pour beaucoup de membres, c’est là le premier engagement dans une campagne ou dans la politique. Je sais ce que toutes ces personnes qui se sont mobilisées depuis un mois apportent comme énergie et comme créativité. Je mesure aussi l’effort, en temps et en fatigue, que cela représentera pour eux tous.Cette équipe a désormais une feuille de route claire et elle est prête à l’action dès aujourd’hui.
Nous avons voulu un nouveau lieu capable de devenir le poste de commandement de cette campagne. Il fallait plus de place et plus de commodité. C’est cet endroit que je présente aujourd’hui à la presse.
Nous avons voulu un nouveau dispositif Internet pour commencer cette campagne, dans laquelle le web et les réseaux sociaux seront des instruments de mobilisation décisifs. Le site que vous découvrez à présent accompagne la naissance de notre campagne et il sera appelé, dans les prochaines semaines, à se transformer et à s’enrichir toujours plus, grâce à vous tous, grâce à votre désir et à votre volonté de changement.
Plus que jamais notre mobilisation est nécessaire, à l’heure où la France est confrontée à l’échec d’une politique, au doute et au désarroi face à un avenir incertain. C’est notre tâche de montrer qu’il y a des solutions, qu’il y a un chemin pour se sortir de l’impasse actuelle.
Ce chemin s’ouvrira par la force d”une seule certitude : nous aimons la France. Et parce que nous l’aimons, nous ne renoncerons pas. Parce que nous aimons la France, nous la relèverons.

Source: http://www.dominiquedevillepin.fr

Villepin 2012

"2012 : Villepin est bien candidat. La preuve : on a visité son QG"

Zineb Dryef | Journaliste
Renaud Février | Journaliste
Rue89 poursuit sa visite des QG de campagne avec celui de Dominique de Villepin, candidat sans parti à l'élection présidentielle.


L'entrée de l'immeuble du QG de Villepin, le 16 janvier 2012 (Renaud Février/Rue89)
L'adresse : 91 bis, rue du Cherche-Midi, dans le VIe arrondissement de Paris.

Pendaison de crémaillère : lundi 16 janvier, pour la présentation des vœux du candidat. Dominique de Villepin dit « PC de campagne ».

On croise l'éditeur Olivier Orban (son conseiller stratégie), l'écrivain Jean-Claude Carrière (son coordonnateur pour le projet) et les anciens ministres Nelly Olin et Azouz Begag (ses conseillers politiques).


L'open space du QG Villepin (Renaud Février/Rue89)
Le local : dans un immeuble de bureaux, essentiellement occupés par des financiers et des avocats, le PC de 400 m² accueille une trentaine de bénévoles et moins de dix salariés jusqu'au mois de mai – et ne leur parlez pas du cas où Dominique de Villepin n'aurait pas ses 500 signatures (« on en a plus de 200 », s'agace le député UMP Jean-Pierre Grand) .


Des livres sur Villepin (Renaud Février/Rue89)
Un grand open space est occupé par une vingtaine de personnes concentrées derrière les écrans de leurs ordinateurs portables. Quelques bureaux sont réservés à la directrice de campagne (Brigitte Girardin), aux « coordinateurs », aux conseillers (Jean-Pierre Grand) et aux responsables presse et communication (où l'on retrouve tous les livres écrits sur le candidat).

Ce qui saute aux yeux :

des photos de Villepin dont une où l'on n'aperçoit que sa tête blanche au milieu d'une foule. Le cliché a été pris à la Maison de l'Amérique Latine, juste après sa relaxe ;
un drapeau français et un drapeau européen ;
le nouveau logo « Villepin 2012 », avec le V en forme d'ailes et le slogan « aimons la France » ;

Le pupitre et le logo « Villepin 2012 » (Renaud Février/Rue89)
un pupitre transparent loué pour l'occasion, sur lequel a été ajouté « Villepin 2012 » ;
la boîte aux lettres République solidaire – le parti quasi mort-né de l'ancien Premier ministre – et l'énervement non dissimulé de ceux qu'on interroge à ce sujet, « République Solidaire n'a qu'un bureau ici ! Ce n'est pas la campagne de République solidaire ! » ;

Le bébé de militants et la canette Villepin (Renaud Février/Rue89)
une canette de jus d'orange « La banlieue avec Dominique de Villepin ».
L'aménagement : le mobilier, venu de chez Ikea (on reconnaît les bureaux blancs, on a les mêmes à Rue89), a été livré le week-end précédent l'inauguration. Tout a été monté par les bénévoles et l'équipe restreinte qui entoure le candidat.


Un portrait de Villepin (Renaud Février/Rue89)
Le bureau du candidat : un bureau en bois, un fauteuil en cuir blanc. Pas d'ordinateur. Des étagères garnies de livres sur la France, la crise et De Gaulle. Des bouteilles d'eau. Un portrait de Dominique de Villepin, offert par un militant ce lundi. Un canapé blanc. L'installation est récente.


Dominique de Villepin dans son bureau (Renaud Février/Rue89)
Le bail : 100 000 euros pour cinq mois, de janvier à mai, pris en charge par des « généreux donateurs ». Comme toute sa campagne, estimée à 2 ou 3 millions d'euros. Laurent Tessler, trésorier et président de l'association de financement électoral Villepin2012, rappelle que le Parti n'ayant pas d'élus, le candidat ne peut pas compter sur des fonds publics mais uniquement sur les dons de particuliers et les cotisations de République solidaire.
Source: rue89

"Aimons la France"

Dominique de Villepin souhaite un «réveil politique»Villepin, "candidat parce que la situation l'exige", ouvre son QG

 

Ordre et justice. Ces mots ont constitué les deux piliers du discours prononcé lundi 16 janvier par Dominique de Villepin lors de la présentation de son équipe de campagne, à Paris. L’ancien Premier ministre a marqué nettement ses distances avec Nicolas Sarkozy, estimant que la perte du triple A français « signifie l’échec du quinquennat » du chef de l’Etat.

« La dégradation de la note française ouvre une nouvelle étape (…). Elle doit sonner le réveil politique (…). C’est le vrai début de la campagne. » Lors de cette intervention, retransmise sur Public Sénat, Dominique de Villepin a notamment prôné l’instauration des 37 heures. Une proposition déjà faite en novembre par Hervé Morin, candidat Nouveau Centre à la présidentielle.

« La dette est un boulet au pied de chaque Français et une menace : la fin de notre modèle social, a renchéri l’ancien Premier ministre. Il faudra de l’effort, de l’ordre et bien sûr de la justice. » Son équipe de campagne devrait être connue dans le détail au cours de la journée.

Source: France Televisions