04.12.2009
L'Appel de Mediapart: «Nous ne débattrons pas»
Mediapart lance avec deux cents personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir. Nous souhaitons que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement. Vous pouvez en cliquant ici le signer en ligne. Dominique De VILLEPIN, signataire de l'appel
"Nous ne débattrons pas"
Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.
Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.
Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.
La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des peuples.
http://www.mediapart.fr/journal/france/021209/lappel-de-m...
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02.12.2009
Séance de dédicaces de Dominique de Villepin et Zao Wou-Ki.
Dominique de Villepin sera Vendredi 4 Décembre à la Librairie Artcurial, Paris 8 à 18h30
Séances de dédicaces en série à la Librairie Artcurial, dès vendredi 4 décembre. Ce sont Zao Wou-Ki et Dominique de Villepin qui recevront les premiers visiteurs, dès 18 heures, autour de leur ouvrage commun récemment paru aux éditions Flammarion.
Informations pratiques:
La libraire, située dans le hall de l’Hôtel Marcel Dassault – 7 rond-point des Champs-Elysées 75008 Paris – est ouverte du lundi au samedi, de 10h30 à 19h00.
ZAO WOU-KI, vu par Dominique de Villepin
En matière politique, on peut aimer ou détester Dominique de Villepin. On peut le juger trop exalté ou trop cassant. On peut à l’inverse apprécier son sens de l’état ou sa fibre patriotique… Peu importe. Et Dieu merci, chacun est libre de son jugement de citoyen! Mais lorsque l’ancien Premier ministre écrit sur un artiste comme Zao Wou-Ki, on ne voit pas qui pourrait résister à son brio, à son talent, à la richesse de son interprétation d’une œuvre magistrale.
Dans un beau livre de 388 pages publié par Flammarion, Dominique de Villepin analyse « l’itinéraire Orient-Occident et retour » d’un des plus grands artistes contemporains. C’est le parcours d’un artiste, né en 1920, formé à l’école de l’Académie des beaux-arts de Hangzhou qui veut peindre autrement et part pour Paris à la recherche de Matisse et Picasso dont il a aperçu les œuvres révolutionnaires dans des revues américaines. Le voyage aller accompli, en 1948, il s’imprègne, dans la capitale, de leur mode de penser l’art, de leurs innovations. Mais il découvre aussi tout ce qu’ont apporté à la scène artistique Chagall, Modigliani, Cézanne. « C’est Cézanne, dit-il, qui m’aide à me retrouver peintre chinois ».
Dans le bouillonnement de ce Paris de l’après-guerre Zao Wou-Ki fréquente ses congénaires inventeurs d’espaces picturaux nouveaux : Jean-Paul Riopelle, Sam Francis, Pierre Soulages, Hans Hartung, Norman Bluhm, Nicolas de Stael, Maria-ElenaVieira da Silva… Paul Klee, mort en 1940, mais montré par le grand marchand d’art Karl Flinker, est pour Wou-Ki une autre puissante révélation, celle d’une liberté de la main et de l’esprit. Échappant à la figuration, Wou-Ki, va voler désormais de ses propres ailes. Il va inventer ses propres territoires, sa Grande Carabagne. Il s’envole vers ce pays de rêves qu’est selon la jolie formule de Dominique de Villepin, la « Zaowouquie ». « Toutes les toiles de Zao Wou-ki sont des paysages » dit Dominique de Villepin qui explique très justement la dimension poétique de son oeuvre : le peintre, dit-il, « ne raconte rien, il désigne. Il montre. De là naît sa profonde affinité avec les poètes, qui l’a accompagné toute sa vie. Leur dialogue se situe au niveau de l’être même» René Char, Henri Michaux seront ses compagnons, comme les musiciens Edgar Varèse ou Pierre Boulez.
Mais l’ancien premier ministre va encore plus loin dans l’ analyse de l’attractivité des tableaux de Zao Wou-Ki. Cette peinture selon lui « a partie lié avec la magie » . « Ses envoûtements, par tours et détours, nous enserrent ». Dans son cheminement personnel le peintre a su s’approprier toute l’histoire de l’art, celle qui vient du plus lointain des montagnes de la Chine et celle qui se crée avec lui et ses amis dans un Occident en plein Renaissance. Et il a su, aussi, se fabriquer les instruments et les espaces de sa propre expression nourrie de poésie . « Zao Wou-Ki appartient à un cercle d’ouvriers de l’esprit qui se sont donné pour tâche incroyable de sauver chaque jour le monde ».
Cette richesse interne, qui déborde sa modestie, Zao Wou-Ki l’a très bien exprimée en disant un jour à Dominique de Villepin : « Je compris peu à peu que ce que je peignais ressemblait à ce qui se passe en moi ». Ce peintre est un magnifique creuset.
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17.11.2009
Posez vos questions à DDV sur le Club VILLEPIN.FR
- Jeudi 19 novembre :
Dominique de Villepin répond aux questions des internautes de Villepincom sous forme de vidéo.
- Jeudi 19 novembre :
Le professeur d’histoire contemporaine Jean-Paul Bled répondra aux questions des internautes de Villepincom.net sur le thème « le Général de Gaulle et le monde arabe ».
Publiés par les éditions Dar An-Nahar de Beyrouth, les Actes du colloque sur « Le général de Gaulle et le Monde Arabe » viennent de paraître. Préfacé par Jacques Chirac, le livre comprend 32 textes d’auteurs représentant 10 pays, parmi lesquels le très beau discours d’ouverture de Dominique de Villepin. Il retrace l’ensemble de la relation du général de Gaulle avec le monde arabe de son séjour au Liban à la fin des années 20 à sa mort.Jean-Paul Bled, l’organisateur du colloque et le directeur de l’ouvrage, est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-Sorbonne.
Le livre s’organise autour de plusieurs temps forts :
. La Seconde Guerre mondiale
. Les crises de la décolonisation
. La guerre des Six Jours : le général de Gaulle et Israël
. Le général de Gaulle et le Liban
. La perception du général de Gaulle dans le monde arabe
. La politique arabe de la France
Jean-Paul Bled répondra à toutes vos questions autour de ces différents thèmes. Pour acquérir le livre « Le général de Gaulle et le Monde Arabe » (prix : 25 euros + 4 euros de frais de port) , s’adresser à : Dar An-Nahar – 7, rue de Florence – 75008 Paris
12:48 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







