20.03.2006

Interview du Premier ministre au Citato

1. La mise en place du CPE a donné lieu a énormément de réactions de la part des jeunes en général et de nos lecteurs en particulier. Comprenez-vous leur inquiétude face à ce nouveau contrat ou vous semble-t-elle disproportionnée ?

Evidemment je comprends les inquiétudes : le CPE, c’est un nouveau contrat de travail. C’est normal qu’il suscite des questions et des interrogations. Mais je crois que l’inquiétude, elle vient d’abord de l’angoisse du chômage que connaissent la plupart des jeunes.

2. Pouvez-vous nous rappeler pourquoi il vous a semblé nécessaire de mettre en place un contrat particulier pour les jeunes ?

Les jeunes sont les plus touchés par le chômage : ils le sont deux à trois fois plus que le reste de la population. La situation est encore plus difficile pour les jeunes les moins qualifiés. Nous avons déjà pris des mesures pour les aider : les contrats d’accompagnement vers l’emploi pour les jeunes, le dispositif « Défense deuxième chance ». Par ailleurs nous avons demandé à l’ANPE de recevoir individuellement tous les jeunes au chômage depuis plus de six mois pour leur proposer une solution. Le CPE est donc un outil supplémentaire pour faire reculer le chômage des jeunes.

3. Vous avez fait part d’une réelle détermination dans l’adoption du CPE. Mais après la forte mobilisation contre ce nouveau contrat, vous vous êtes déclaré prêt à enrichir le CPE de toute proposition nouvelle. Concrètement, quels aménagements pensez-vous possibles après l’adoption du CPE ?

La loi qui crée le CPE, la loi pour l’égalité des chances, fixe un cadre général : dans ce cadre, je souhaite que nous puissions travailler avec les partenaires sociaux pour l’améliorer et l’enrichir. J’ai fait trois propositions. D’abord, je souhaite que chaque jeune embauché en CPE puisse avoir un référent, une sorte de conseiller, pour l’aider à s’intégrer dans l’entreprise. En cas de rupture du contrat, au-delà d’un certain délai, je souhaite également que chaque jeune puisse bénéficier d’un complément de formation qui lui permette de combler ses lacunes et d’avancer dans sa vie professionnelle avec le maintien de sa rémunération : c’est évidemment une avancée majeure. Enfin, je veux que ce contrat soit évalué dans 6 mois. Nous essayons quelque chose de nouveau. Il est normal de faire le bilan régulièrement, pour voir si le CPE est efficace et s’il doit être amélioré. Pour ma part, je suis convaincu qu’il marchera, qu’il créera des nouveaux emplois, comme le CNE a créé des dizaines de milliers d’emplois nouveaux.

4. Sur la forme : la fermeté du gouvernement sur le dossier CPE (de même que le recours au 49-3 sans débat avec les représentations syndicales et jeunesse, en période de vacances scolaires) a été vécue par de nombreux jeunes comme un manque de considération, voire, pour certains de nos lecteurs, comme une forme de mépris. Ne pensez-vous pas que ce type de projet aurait mérité un plus grand dialogue ?

Il y a eu de l’incompréhension sur la méthode : je le regrette. Il n’a jamais été question dans notre esprit de refuser le dialogue ou d’éviter la concertation. D’ailleurs je tiens à rappeler que le 49-3 n’a pas été employé pour le CPE, puisque cette partie de la loi a été longuement débattue et adoptée au Parlement. Ma seule préoccupation a été d’avancer vite, car nous avons trop longtemps attendu.

5. Venons-en au fond du projet : beaucoup des jeunes qui ont manifesté leur opposition au CPE voient dans cette mesure une discrimination nouvelle, instaurant une concurrence entre les générations. Ils ont l’impression de faire partie d’une génération low cost sacrifiée à être la variable d’ajustement du marché du travail. Se trompent-ils ?

C’est aujourd’hui que les jeunes sont discriminés sur le marché du travail : ils doivent attendre 8 à 11 ans après la fin de leurs études pour avoir les mêmes chances que les autres. C’est cette réalité que je refuse. Mais regardons les choses en face : l’emploi a changé en France comme dans les autres pays européens : aujourd’hui l’emploi à vie, au même poste, dans la même entreprise, ça n’existe plus. Cette mobilité, je veux qu’elle puisse être vécue sereinement. Pour cela, il faut de nouvelles garanties et de nouvelles solutions. Aujourd’hui mon objectif pour les jeunes, c’est qu’ils puissent trouver le plus rapidement possible un emploi et avancer dans les meilleures conditions.

6. Toujours sur ce thème de la concurrence entre les générations, ne craignez-vous pas que le CPE rende plus difficile l’embauche des jeunes qui auront dépassé 26 ans ?

Je ne le crois pas. Tout d’abord, en faisant rentrer les jeunes plus rapidement et plus sûrement sur le marché du travail, le CPE permettra de créer de l’activité, de la croissance et donc de l’emploi pour tous. Ensuite, le CPE permettra aux jeunes d’acquérir plus vite une première expérience professionnelle et de leur donner des droits au fur et à mesure de leur progression dans l’entreprise, ce qui facilitera leur réembauche éventuelle, même après 26 ans.

7. Entre les jeunes déscolarisés très tôt, sans aucune qualification, et les étudiants surdiplômés, le CPE permet il de répondre efficacement aux situations très différentes des jeunes sur le marché du travail ? En clair, même s’il aide certains jeunes, le CPE ne risque-t-il pas pour les autres de se substituer à un CDI ?

C’est vrai, tous les jeunes ne sont pas confrontés aux mêmes difficultés. Il n’y a donc pas une solution unique pour tous. Le CPE s’adresse en priorité aux jeunes qui n’ont pas de formation, de qualification, ou d’expérience professionnelle. Les CPE ne devrait pas se substituer aux CDI classiques, tout simplement parce qu’une entreprise qui proposait un CDI classique à un jeune pour le recruter ne pourra pas proposer autre chose pour que le jeune vienne chez elle. Rappelons-le, le CPE n’est pas obligatoire ! Vous savez, les mêmes craintes se sont exprimées pour le CNE, et aujourd’hui on constate qu’il y a deux fois plus d’embauche en CDI qu’en CNE dans les très petites entreprises. Il faut laisser sa chance au CPE ! un CPE complété, amélioré pour répondre aux inquiétudes de chacun.

8. Le CPE permet à l’employeur de remercier son employé le 23e mois, sans justification. La confiance qu’impose tout contrat est-elle possible quand un employeur peut remercier un jeune titulaire d’un CPE sans aucune justification ?

Lorsqu’une entreprise embauche un jeune, elle accepte de l’accueillir, de le former et de l’accompagner. Si les choses se passent bien, pourquoi voulez-vous que l’employeur se sépare de ce salarié, sur lequel il a réellement investi ? Ensuite, nous avons voulu faire en sorte que les droits du jeune salarié augmentent en fonction du temps passé dans l’entreprise. Je pense en particulier au préavis et aux indemnités de rupture : plus le temps passe, plus le licenciement coûte cher, et plus l’entreprise est incitée à garder le salarié.

9. Le CPE repose sur la confiance accordée aux dirigeants d’entreprises de ne pas utiliser cette nouvelle mesure, comme une opportunité supplémentaire permettant le recours à une masse salariale souple, économique, et facilement substituable. Echaudés par les recours abusifs aux stages, les jeunes peinent à faire spontanément confiance aux employeurs. Comment les rassurer ?

Sur les stages, je vous rappelle que nous avons prévu de mieux encadrer : ils feront obligatoirement l’objet d’une convention avec un établissement de formation, ils seront limités à six mois et tout stage de plus de trois mois sera obligatoirement rémunéré. Par ailleurs le droit du travail s’applique pleinement dans le cadre du CPE. Les abus seront donc sanctionnés, comme cela est le cas pour tous les autres types de contrats.

10. Parmi les craintes les plus fréquemment évoquées par nos lecteurs, l’impossibilité pour eux d’accéder au logement durant la période d’essai de deux ans, ou de pouvoir faire un prêt sur une période plus longue. Existe-t-il des solutions ?

C’est une préoccupation aujourd’hui pour tous les jeunes : c’est pourquoi nous l’avons prise en compte dans le CPE. Chaque CPE sera donc assorti d’un Locapass qui facilite l’accès à un logement. En ce qui concerne les crédits, j’ai reçu personnellement les représentants de la Fédération Bancaire : ils se sont engagés à considérer le CPE comme un CDI classique. Tout cela, ce sont des garanties que vous n’avez pas si vous êtes embauché en CDD ou en intérim.

11. Divers opposants ont évoqué la possibilité pour un employeur de renouveler, après une période de trois mois de carence, un CPE interrompu. Qu’en est-il ?

La période de 3 mois de carence est faite précisément pour éviter les abus éventuels de l’employeur et pour qu’il ne puisse pas multiplier les CPE avec le même salarié.

12. Parmi les facteurs importants généralement avancés pour expliquer le fort taux de chômage des jeunes, on évoque la faiblesse de l’apprentissage, la méconnaissance de l’entreprise dans les cursus scolaires, les lacunes des systèmes d’orientation, des formations éloignées des besoins du marché du travail. Quelles solutions le gouvernement propose-t-il pour répondre également à ces problèmes et quels moyens supplémentaires seront alloués à cela ?

Toutes les raisons que vous évoquez sont de vraies raisons pour expliquer le taux de chômage. Nous avons déjà répondu à certaines d’entre elles : l’apprentissage, avec l’obligation pour les grandes entreprises de recruter des apprentis ; l’orientation, avec la mise en place d’un service public de l’orientation. Mais il reste encore beaucoup à faire, notamment en matière de formation et de découverte de l’entreprise. Je suis ouvert à toutes les propositions. Nous débattrons de ces sujets avec les partenaires sociaux, les universités, les étudiants.

13. A terme, les mesures comme le CNE, du CPE présagent-elles une possible redéfinition d’un contrat de travail unique ? L’objectif à long terme est-il une flexibilité accrue du monde du travail ?

Je n’ai pas fait le CNE et le CPE pour préparer le contrat unique. Le CNE répond aux difficultés particulières de très petites entreprises. Le CPE répond aux difficultés des jeunes sur le marché du travail. Sur le contrat de travail unique je n’ai aucun a priori. C’est aux partenaires sociaux d’examiner le sujet et de faire part de leurs analyses et de leurs propositions. Notre objectif, c’est de concilier une plus grande souplesse pour l’entreprise pour qu’elle puisse embaucher davantage, avec de meilleures garanties pour chaque salarié, pour qu’il puisse avoir une vie professionnelle sécurisée.

14. A titre plus personnel : après cet épisode CPE, votre image oscille entre celle d’un homme courageux et celle d’un premier ministre obstiné. Le CPE : une épreuve à quitte ou double pour la suite de votre carrière politique à Matignon ?

L’enjeu c’est de préparer l’avenir de notre pays et l’avenir des jeunes, pour qu’ils aient le plus de chances possibles de réussir. C’est la seule chose qui compte à mes yeux.

15. Dans la mesure où la plupart des jeunes concernés par le CPE voteront pour la première fois en 2007, ne craignez-vous pas les effets que cette mesure pourrait avoir sur l’élection présidentielle ?

Je souhaite qu’ils soient le plus nombreux possibles à voter en 2007. Mais ma préoccupation aujourd’hui, c’est de me battre pour répondre à leurs difficultés et de les aider à préparer leur avenir.

Commentaires

Quel bel homme !

Écrit par : Fabien | 20.03.2006

Les élus UDF avaient déposé trois amendements concernant le dispositif du contreversé CPE et notamment l'obligation de justifier le licenciement et réduire la période d'essai de 2 ans à 6 mois ou 1 an.
Pourquoi les élus du parti majoritaire ont-ils rejeté ces amendements au sein des deux assemblées pour maintenant après les mouvements les reprendre semble-t-il à leur compte ?
Le principal reproche àce gouvernement est semble-t-il d'être autiste et de n'écouter personne sauf les élus UMP...
Cordialement
Eric MIELKE

Écrit par : Eric MIELKE | 20.03.2006

mensonge c'est le résumé de ta note

Écrit par : beber le berbere | 20.03.2006

Mensonge ? Mais en qui faites-vous confiance et dites Vérité ??? Quelles solutions proposez-vous face aux problèmes actuels ? Aux syndicats manipulatoires, aux partis de gauche qui veulent gagner les élections et qui font de belles promesses ???
Prenons le risque d'essayer et d'aller de l'avant !

Écrit par : Bernard | 21.03.2006

Il faut tenir bon. Comme toujours en démocratie, force doit revenir à la Loi.

Ni les absentionnistes ni les manifestants ne peuvent avoir le dernier mot dans une démocratie. Et à l'avoir trop souvent oublié, peut-être a-t-on encouragé le désintérêt de certains Français pour la politique et pour l'acte citoyen qu'est le vote.

Lorsque la crise sera terminée, le CPE appliqué et grâce à lui quelques dizaine de milleirs d'emplois créés, les Français verront bien que Villepin a eu raison de faire preuve d'autorité. Peut-être même loueront-ils son sens de l'Etat pour avoir préféré le mouvement et la réforme au confort personnel de quelques sondages lénifiants.

Ils se rappelleront aussi que ceux qui prétendaient assumer une Droite décomplexée sont aujourd'hui les premiers à battre en retraite sous la pression de la rue. Bel exemple de courage politique pour ceux qui se proclamaient les apôtres de la Rupture !

Écrit par : Fred | 21.03.2006

Je suis tout à fait daccord avec Mr de Villepin et je vous demandes de continuer votre baitaille pour le maintien du CPE. Merci de vouloir que la France avance.

Écrit par : Morgane | 22.03.2006

Dans le vent et brumes des pub il se dit que Monsieur Dominique de Villepin aurait un frére ou autre au Parti socialiste. Pourquoi n'avoir pas pris des infos pour le CPE qui est par ailleurs est une très bonne chose mais qui intervient après les trente cinq heures et les pertes de pouvoir d'achat réel pour les classes sociales jusque bac1. Personne n'a plus confiance, en aucun homme politique. A chaque fois on se demande qu'aurait fait Charly par l'homme mais le Gaullisme. Bien sur non la rue ne décide pas! cependant 40 ans plus tard! la rue toujours pas mais ceux pour qui elle est faite, les laminés des trente cinq heures.

Martin

Écrit par : martin grall | 29.03.2006

J'ai peur que Villepin ne soit poussé à la démission : l'ump toute entière se dissolurait d'elle même. Décidément ils n'apprennent de rien ! Voici ma modeste contribution et un appel à Référendum :
Les Anti CPE sont-ils les gros bras de casseurs fascistes ? La Jeunesse est en mesure de conquérir un droit "nouveau" : La CENSURE !
LA VOIX PUBLIQUE Ne pas jeter sur la Voie Publique copies autorisées- spécial 28 mars 2006
Les Anti CPE sont-ils les gros bras de casseurs fascistes ? La Jeunesse est en mesure de conquérir un droit "nouveau" : La CENSURE ! C’est le cortège des Chemises Rouges, C’est la fin de la : Représentation Nationale Parlementaire d’ un Etat Républicain et Souverain. A moins d’ une année d’ élections majeures en France , La démocratie est confisquée. Les derniers Citoyens libres de cette République sont en droit de se poser la question, non sur l’instrumentalisation de factions de cette jeunesse, mais sur la destination préméditée des troubles d’une époque pré-stalinienne. Nous assistons a une nationalisation forcenée des urnes par la Rue. Elle répand son Instinct d’insecte collectiviste, pour se délecter de sa future : Gelée Royale...

Quelles sont les méthodes d’une insurrection présentée comme "légalisable" ? Cette version allucinogène d’ un Véto de prétendus démocrates en herbe, estampillée au conformisme, la voie d’ excellence des BAC+ quelque chose... Le Néo-socialisme n’espère pas de ses représentants qu’ils soient en capacité d’ élaborer une pensée libre ou libérale. Il n’est ici question que d’ une onction tragique entre l’ adéquation formelle au cercle des poncifs de la FSU, et du lopin carré du jeunisme Mittérandien. Le jeune lui, ignore tout de son ascendance politicarde...La préoccupation de tous ces faux “laborieux” n’ est ni dans le soucis de le voir avec une tête bien pleine ou bien faite, ni de lui permettre un accès rapide à quelque forme d’ espérance ou d’ employabilité. Ces « êtres » seront dignes quand ils auront modifié leurs “gènes intellectuels et capitalistes” sur ce suc collectif. Ils ne sont encore que des greffons ! La sécrétion suave de la Gelée Royale et du Misérabilisme doit se poursuivre au delà des temps générationnels Mittérandiens... Cette nouvelle forme de “légitimité” s’invente pour qu’ un tissu socialiste fraîchement greffé puisse prendre à l’ insu de nos Jeunes. Celui du contrôle méthodique d’ un appareil partisan. Puis l’hydre à “deux têtes” qui doit prolonger la parité féministe affichée au sommet de l’Etat... Cet Etat sous influence n’ a rien à voir avec la version virile, toute Sarkosienne, traditionaliste, méritocrate, des longs parcours méticuleux d’un militant de parti, ou des éventuels cumuls avec des fonctions Ministérielles. C’est ici c’ est la troisième génération de l’esprit collectiviste qui s’ invente, celle du piston personnalisé, des fins inavouables, du communautarime asexué. Cette forme de pouvoir innovante, subtile, implacable C’est : La MATRIOCRATIE ! Voici donc comment ces deux énarques matriocrates s’ unissent pour concevoir la démocratie. Tous les possibles bourdons de ce rucher ont été éliminés car ils prétendaient au trône de 1789. Ensemble, ils édictent la patiente morale d’une dernière pluie de rosée... Ils réécrivent à deux mains, d’ un seul cerveau, l’ éthique des temps modernisés...Avec l’ aide de spirites-courtisans, d’ idéologues ils font reparler les grands morts du socialisme... Ces décédés au champ du déshonneur, des causes électoralistes, de la vieillesse ! Les autres prétendants sont relayés au rôle de quasi-eunuques en prévision de possibles catastrophes naturelles aux suffrages. Le Mans ne fabrique pas que des rillettes mais aussi d’autres cochoneries : on y ment ! On assume toujours les lauriers parfumés du butinage victorieux, jamais le verdict guillotinant de l’ isoloir Républicain. Villepin qui respecte à la lettre la 5ième République "devrait" démissionner parce qu’ une rue manipulée aurait acquis le droit de secouer un peu son navire ? Les têtes coupées de visionnaires comme Mrs Fabius & comparses ont dit Non au référendum : ils maîtrisaient pourtant le dialogue social ! Le Néo-stalinisme Hollandais C’est l’ennemi de l’Intérieur ! Ministre te voilà le prévenu. Dans les Universités, bien qu’une majorité d’étudiants soient contre ces blocages suicidaires dans cet outil d’ingurgitation massive, des pousse au crime rejètent en blocus perpétuels, toute entrevue constructive, avec le Premier des Ministres, qui enfin allie fermeté, justice, et force de conviction pour nous sortir de toutes les soupes partisanes lyophilisées. Si un gouvernement devait à chaque fois s’incliner devant la grogne, nous aurions encore 10 000 ou 15 000 morts de plus sur la route, à cause de l’inconsience, de l’éthylisme. Fumer dans les crêches serait encore autorisé, surtout quand on voit une jeunesse préssée de se brûler les ailes... Nous n’avons jamais vu 1 MILLION de FONCTIONNAIRES PRECARISES descendre dans la rue pour défendre quelques milliers de SDF. Pourtant PARIS S’OFFRE de somptueux BAC+SABLE . Dans ces AG militantes, il n’y a aucun quorum requis pour le vote. Aucun controle de l’identité des votants, on y déplace même des étudiants venus d’ailleurs. On y impose des heures de débats sermonés par les encartés sociaux habituels. Les controles des temps de paroles sont bien à l’image du bras d’honneur “permanent” fait à la réprésentation Nationale : Limités, coupés, Villipendés chaque fois qu’il s’agit de propos mesurés , rationnels, et anti- blocus, Mais rallongés, criés, diffamés, frelâtés quand les grosses huiles du jeune essaim Secret-Socialiste déroulent le film propagandiste de leur quatrième dimension. Devant ce coup médiatique qui force le respect des extrémismes les plus revanchards, des casseurs sont apparus. Ce grand carnaval serait incomplet sans la participation inconditionnelle des tribus de banlieusards incendiaires . La police n’aurait pas pu attraper tout le monde en Novembre dernier...

Les coeurs de nos villes qui hier chantaient des louanges sont enfin accessibles à ces justiciers. La liberté d’expression ne se musèle pas quand le service d’ordre syndicaliste pave son chemin...La presse fait en gros ses titres, les méthodes bolchéviques n’apparaîssent pas : Telle jeune fille poussée dans les escaliers par des représentants de l’UNEF, Telle autre violée lors de rassemblements haineux , Telles bagarres avec des barres de fer, Telle intimidation, telle menace pré-mafieuse, etc... Vous ne verrez rien du tout du réel, ni n’entendrez pas parler de ces faits pourtant fréquents...ils ne peuvent donc pas exister ! Car des journalistes bien respectables, version Pravda sont complices de ce PS Hollandien. Ils craignent de présenter la vérité au service du public soit parce qu’embrigadés volontaires de la gauche caviar qui renaît de ces cendres, soit parce qu’ils pensent à la future chasse aux sorcières inévitable : Dès l’ élection du nouveau couple Matriocrate ! L’Attitude du Syndicalisme Franchouillard : Elle est habituelle dans notre culture forcenée au socialisme depuis 25 ans. Bruler des livres, et tout casser ne choque plus personne aujourd’hui. Le National-Socialisme pourrait bien s’inviter en France en 2007... C’est le calcul temporel, gluant, sordide effectué par le géniteur spirituel de la Hollande. On revient aux début d’un parti communiste, qui voulait régenter la France et la République. Cette réprésentativité d’aprés guerre est devenue artificielle. La société Française n’a jamais connu de si grands maux, de si forte fiêvre, que depuis que ce coq de basse-cours s’est mit dans l’idée d’expérimenter avec sa poule un nouveau vaccin anti-grippal. La démocratie est en train d’attraper le bon coup de froid qui excusera sans aucun doute ces mots excéssifs. Ils doivent mettre en lumière l’ampleur de cette épidémie contagieuse. Nous ne vovons pas aujourd’hui de crise de la représentativité Nationale. Le CPE a bien été voté ! Ce refus de toute forme d’expression gouvernementale, d’action concrète, de respect alors que l’on procédé à des ultimatums syndicaux violents, est digne des méthodes palestinnienes du Hamas. Ce CPE pourrait au moins être essayé...aménagé, peu importe...La jeunesse Française ultra-diplomée se moque évidement du suffrage universel, des institutions, elle n’est quasiment pas concernée par le CPE en raison de son âge... Mais qu’elle prenne garde, car son capricieux esprit de Mai 68 ne passera plus : Les “Extèmes - Républicains” veillent à séparer le bon grain de l’ ivraie. Ils sont prêts à se lever en masse ! Qui croira qu’à bientot 26 ans, voir à cet âge souvent dépassé, les meneurs de ce mouvement, non spontané, n’agissent pas aux ordres du Grand Frelon du Parti Socialiste ? Quelle personne, quelque peu sensée ne croira pas que la proximité d’une l’élection présidentielle ne permettrait pas au vainqueur des isoloirs à balayer toute éventuelle réalité désobligeante d’un si décrié, CPE ! Que cache la peur du Parti socialiste face à cette mesure ? Le début de la fin face aux résultats que l’on entrevoit ? Qui ne pense pas que le parti de la “Hollande” a trés peur des résultats de cette action en faveur de la jeunesse ? Le prédicateur du socialisme ne cherche t-il pas au minimum à gagner les quelques mois qui rendraient la mesure invisible dans ses effets électoraux ? Ce pouvoir de nuisance sera t-il légalisé ?

En conclusion, chaque Français pourra, en revanche et quelque soit l’issue de cet “accident” machiavélique anti-démocratique, délibéré, prémédité, Remercier le CPE de Mr Dominique de Villepin pour avoir mis en lumière : Les problèmes de la jeunesse, de l’emploi, et d’une éducation nationale inadaptée au 21 ième siècle, ET ENFIN, l’inévitable réforme en profondeur des syndicats de France non représentatifs ! Quels que soientt le ou les prochains Présidents de la République en 2007 , ils auront besoin d’un nouvel outil de réforme rapide, pour sauver ce Grand Peuple Français de la noyade et de la Guerre Civile :

Avant la fin de cette année 2006, demandons au Président de la République, un Référendum sur la modification des statuts des syndicats, pour qu’enfin une expression sociale soit libérée et représentative .

C’ est en FRANCE le dernier droit qu’il nous reste à conquérir depuis 1789 ! DEBOUT CITOYEN !

Écrit par : CityzenKane | 30.03.2006

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