09.02.2009

Trahison et Délation : les valeurs de la famille Sarkozysme.

 

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BESSON : "on récompensera

les collabos"

Discours sur la délation organisée

 

Eric Besson a décidé de faire passer ce dispositif par une simple circulaire. Et non par une loi. Or une circulaire est «juste une instruction», explique Stéphane Maugendre, le président du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti). En clair, elle n'a pas force de loi. Une personne ayant dénoncé son passeur et qui se verrait refuser un titre de séjour par la préfecture ne pourrait pas faire appel de cette décision. Sa demande serait automatiquement retoquée par le tribunal administratif.

Or, depuis son poste d'observation à l'intérieur des centres de rétention où sont enfermés les étrangers en instance d'expulsion, la Cimade a «vu des prostituées en situation irrégulière qui avaient dénoncé leurs souteneurs et qui, malgré tout, étaient renvoyées dans leur pays avec toutes les chances de se retrouver aux mains des réseaux», rappelle Laurent Giovannoni.

Enfin, "il ne suffit pas d'aller à la police, poursuit le secrétaire général de la Cimade. Après, que fait la personne si elle n'a pas de ressources, pas de famille, pas de liens d'aucune sorte?" Pour lui, il faut impérativement prévoit un "accompagnement social".

Si toutes ces conditions ne sont pas réunies, les associations voient dans l'annonce d'Eric Besson un simple coup politique et médiatique. La loi Sarkozy de 2003 sur la "sécurité intérieure" prévoyait déjà qu'"une autorisation provisoire de séjour peut être délivrée à l’étranger qui dépose plainte contre une personne qu’il accuse d’avoir commis à son encontre les infractions" de traite des êtres humains ou proxénétisme, "ou témoigne dans une procédure pénale concernant une personne poursuivie pour ces mêmes infractions". Cette loi n’a donné que peu de résultats.

Pourquoi? Parce que, comme l'a expliqué à l'AFP Jean-Sébastien Mallet de la Fondation Scelles, qui lutte contre l'exploitation sexuelle, "ce contrat dénonciation contre papiers, qui pourrait avoir du bon, n'a pas fonctionné notamment car l'Etat n'a pas mis les moyens nécessaires pour la protection et l'hébergement des victimes".

 

 

 

 

Dilem

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